Les attraits culturels de la CDC

La découverte des lieux et des légendes...

 

 


CAMPIGNY :

Campigny la romaine :

Campigny, en latin Campiniacus, possède un retranchement romain, qui occupe l’extrémité de la bruyère des Fiefs.
Au XIXème siècle, lors d’un défrichement d’une portion de bruyère, ont été découvert quelques fragments de briques antiques et de céramiques sigillées.

Extrait d’Alfred Canel, Essai historique, archéologique et statistique sur l’arrondissement de Pont-Audemer, Paris, 1833, T. I, p.289.


La maladrerie Saint-Jean :

La maladrerie Saint-Jean, dont le temporel est saisi par le roi d’Angleterre de 1418 à 1422, passe, après sa suppression, à l’ordre de Malte.
Une assemblée se tenait dans ses dépendances, le jour de la fête de Saint-Jean. En cette circonstance, le commandeur était tenu de faire un festin, et devait les dépens au seigneur de Condé ; à son sénéchal, greffier, receveur, prévôt, ses chiens, chevaux et oiseaux ; au meûnier de Condé, sa femme et son chien ; et pour ce, il avait droit d’égrainer et moudre franc audit moulin.
Au sein de la maladrerie se trouvait également une prison et un gibet, où s’exerçait la justice des seigneurs de Campigny.
Au XIXème siècle, de la maladrerie St-Jean, il ne restait que quelques pans de murs.

Extrait d’Alfred Canel, Essai historique, archéologique et statistique sur l’arrondissement de Pont-Audemer, Paris, 1833, T. I, pp. 292-293, T. II, p. 357.


 

 

L'église :

 

L’église paroissiale, sous l’invocation de la Vierge, est citée dans une bulle de 1179, du pape Alexandre, portant confirmation des propriétés de toute nature de l’abbaye de Préaux.
Le chœur date du XIIIème siècle et le clocher, détruit lors d’un orage, est remplacé au XVIIIème siècle.

Extrait d’Alfred Canel, Essai historique, archéologique et statistique sur l’arrondissement de Pont-Audemer, Paris, 1833, T. I, p. 293.


 

COLLETOT :

La statue de Saint-Denis :

 

Sous le porche de l’église, visible à travers le grillage, se trouve une statue, en pierre tendre, de Saint-Denis, patron de la paroisse. Aux siècles derniers, certains croyants allaient souvent en enlever quelques parcelles pour l’employer dans la bouillie des enfants malades.

Extrait d’Alfred Canel, Essai historique, archéologique et statistique sur l’arrondissement de Pont-Audemer, Paris, 1833, T. I, p. 376.

 

 

 


 

CORNEVILLE-SUR-RISLE :

L'ancienne Abbaye de Corneville-sur-Risle :

L'histoire de cette propriété, inséparable de l'église et de l'ancien presbytère, a des racines très profondes dans l'histoire de la région.

Lors de l'invasion normande, Corneville fit partie du grand domaine cédé à Torf, qui fut le premier seigneur de Pont-Audemer. Corneville possédait alors plusieurs moulins dont certains furent cédés aux monastères voisins, les Préaux en 1050, le Bec-Hellouin en 1217.

En 1143, Gislebert, seigneur de Corneville, sur la demande de sa femme Mathilde et de ses deux filles, décide de bâtir un monastère sur ses terres. Il fait appel aux chanoines de l'abbaye de Saint-Vincent-au-Bois et l'un d'eux, Osbern, en devient le premier prieur.
Dès 1149, le monastère est érigé en abbaye. Selon la règle de Saint Augustin, pratiquée à l'abbaye de Saint Vincent, les chanoines devaient assurer le soin aux malades et la desserte des paroisses. Toutefois, en 1233, l'abbaye se soustrait à celle de Saint Vincent et devient indépendante.

Au XIIIème siècle, l'archevêque de Rouen, Eudes Rigaud, fait neuf visites à Corneville ; il constate que les chanoines mènent une vie assez relâchée : les malades sont mal soignés, les dettes s'accumulent et les bâtiments ne sont pas entretenus.

En 1287, la foudre détruit l'église, le réfectoire et presque tous les bâtiments, y compris les archives. L'abbaye se reconstruisit et fut ensuite mêlée à la guerre de Cent ans.
Le roi d'Angleterre, Henri V, en confisqua le temporel (soit l'ensemble des biens de l'abbaye).
En 1419, l'abbé Jean II dut faire hommage à Henri V, c'est à dire se déclarer son vassal pour que l'abbaye récupère ses biens (février 1420).

Au XVIIème siècle, l'abbaye de Corneville fut cédée en commande, c'est à dire confiée à un abbé, souvent originaire d'une autre région, non résident, et qui y venait pour toucher les bénéfices (comme le fut Alexandre Béchi, évêque de Carpentras de 1645 à 1649).

En 1659, l'abbé Louis II de la Chesnaye confia l'abbaye aux Génovéfains (chanoines de l'abbaye de Sainte-Geneviève ou congrégation de France, fondée vers 500 par Clovis).
Les Génovéfains avaient pour mission dans le royaume de desservir les paroisses, d'administrer les hôpitaux et de diriger les séminaires.
Ce sont donc eux qui relevèrent l'abbaye et reconstruisirent presque tous les bâtiments.

En 1790, durant la Révolution Française, la Constitution Civile du Clergé entraîne le départ des religieux et la vente, sous forme d'assignats, des biens de l'abbaye en tant que Bien National.

Dès 1794, deux citoyens de Pont-Audemer, Lambert, arpenteur, et Disgoville, tailleur d'habits, se partagent prairies et maisons.

En 1795, les frères Milet, marchands à Yvetot, se portent acquéreurs du domaine et le transforment en manufacture. Mais en 1798, l'un des deux frères décide de démolir la façade Est de l'ancienne maison conventuelle, avec quatre fenêtres sur la façace Sud, aux fins d'en vendre les matériaux.

En 1828, M. Minou, fabricant d'indiennes à Canteleu, achète le domaine pour le donner en dot à son fils. Ce dernier le revend en 1845 à M. Philippe, notaire honoraire à Pont-Audemer. A la mort de ce dernier en fevrier 1848, le prix de la propriété n'ayant pas encore été versé, la vente se fait aux enchères publiques.
Le 12 septembre 1848, Auguste Florentin Limare, pharmacien à Pont-Audemer, en devient adjudicataire. Depuis cette date la propriété est restée dans la famille.

Le domaine de l'abbaye n'a pas subi de transformation ni dans son plan, ni dans ses limites. Mais tandis que l'église des religieux qui se trouvait dans le prolongement de l'église paroissiale a été démolie sous la Révolution, la commune de Corneville acheta l'aile Nord-Sud qui deveint presbytère jusqu'en 1985. Des fouilles récentes ont permis de retrouver plusieurs vestiges.

Texte fourni par Mme Lennuyer, propriétaire de l'abbaye.


 

Les Cloches de Corneville :

La légende des cloches :
Pendant la guerre de Cent ans, les anglais, maîtres de la Normandie, pillèrent l'abbaye de Corneville, ils chargèrent le trésor et les cloches dans une barque pour les emmener au fil de la Risle dans leur camp retranché. Mais le poids considérable des cloches fit chavirer l'embarcation.
Les moines récupérèrent le trésor et les cloches sauf une que l'on ne retrouva jamais, et dit la légende, lorsque les cloches de l'abbaye sonnèrent à nouveau, celle restée au fond de la Risle répondit au carillon de Corneville.

A la révolution l'abbaye fut détruite, Robert Planquette s'inspira de cette légende pour composer "Les Cloches de Corneville", l'immense succès de l'opérette permit, grâce à une souscription internationale, la reconstitution du carillon qui a été installé dans une auberge. Ainsi la cloche restée au fond de la Risle peut-elle toujours répondre au carillon de Corneville.


 

FOURMETOT :

La Croix Waleran :

Dans un vallon sauvage, situé derrière le parc du château, sur l'ancienne route de Fourmetot à Bourneville, est un lieu appelé la croix Waleran.
L'histoire dit que Waleran, comte de Meulan, l'un des plus puissant seigneurs de Pont-Audemer, se révolta contre Henri 1er Duc de Normandie et attira la vengeance de ce prince sur cette ville qui fut brulée, son château pris, après un long siège et livré aux flammes.
Waleran se retira dans le manoir où une dernière et sanglante bataille fut livrée en 1123 à Rougemontier ou à Catelon, selon M. Canel et près du Bourg Théroulde, d'après Orderie Vital. Cette bataille fut perdue pour Waleron qui y fut pris et fait prisonnier, et par suite d'arrangement postérieurs, rendu plus tard à la liberté.
Pendant les guerres civiles qui suivirent la mort de Henri 1er, c'est à dire de 1135 à 1154, la misère devint affreuse. Waleran fit couper les pieds à des paysannes dont le seul crime était d'habiter un territoire ennemi.
La tradition rapporte que sa cruauté et ses barbaries attirèrent de sanglantes représailles sur la tête de Waleran, et que, surpris dans une promenade nocturne, il fut entrainé au fond d'une gorge isolée et assassiné. Son corps trouvé le lendemain, par son partisan, à l'endroit même où il reçut la mort, fut enlevé et une croix s'éleva pour perpétuer le souvenir de cet évènement.
Le vallon porte encore le nom de Croix Waleran mais la croix n'existe plus.

Extrait de Légendes et traditions, fonds Canel.


 

MANNEVILLE-SUR-RISLE :

De l'ensemble seigneurial de Bonnebos construit à la fin du XVIIe siècle ne subsistent que la chapelle et le colombier restaurés récemment. C'est dans la chapelle Saint Nicolas que le Musée de la Résistance a trouvé place.

Le Musée de la Résistance et de la Déportation :

Le musée se situe dans la chapelle de Bonnebos depuis 1977. Inauguré en 1979, il a été donné par Melle Colombel en 1979 et inauguré cette même année à la commune.
Le musée retrace la période de la guerre éclair à l'occupation, des premiers sabotages à la déportation en passant par la collaboration et enfin par la libération.
Toutes les informations qui ont permis la création de ce musée ont été récoltées grâce aux témoignages d'anciens résistants et de membres du maquis Surcouf.
Une collection de plus de 500 objets témoins de l'Histoire est présentée au public.
Notre département a connu un grand mouvement de résistance durant la seconde guerre mondiale. En effet, Robert Leblanc avait installé les bases du maquis Surcouf dans notre région sous le commandement de Gaétan Lesage. Ce dernier dénoncé à la Gestapo perdra ses deux fils et se laissera mourir de chagrin en 1949. Robert Leblanc était le chef général adjoint du maquis Surcouf.
Ce mouvement a lutté très intensément contre l'occupation allemande durant la guerre par de nombreuses actions de sabotage ou autres missions, notamment, l'exécution de l'espionne française Violette Morris qui était au service des renseignements allemands depuis 1937, a fait couler beaucoup d'encre. Échappant à plusieurs embuscades réalisées par la Résistance française, elle n'échappe pas à celle du Surcouf.
Le musée retrace donc l'histoire d'une Résistance normande active et déterminée.
Le musée dépend depuis peu du Conseil Général et de la mairie du village.
Il est ouvert tous les dimanches après-midi de mai à septembre.
L'entrée est gratuite.
Les groupes peuvent également être accueillis sur rendez-vous toute l'année.
Pour tous renseignements, contactez l'Office de Tourisme de Pont-Audemer au 02.32.41.08.21.


Le colombier de Bonnebos :

La date de 1586 gravée à l'intérieur du colombier est contemporaine d'Antoine Le Fort II. Son père, Antoine Le Fort I, procureur du Roi à la vicomté et Capitaine de Pont-Audemer, fit l'acquisition du fief de Bonnebos en 1578 pour 11 000 livres.
Le château de Bonnebos, incendié en 1828 fut racheté en vue de l'exploitation des pierres et abattu peu après. De cet ensemble seigneurial, il ne reste que le colombier et la chapelle Saint-Nicolas de Bonnebos, actuel Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation de l'Eure.
Le colombier offre un mode de construction de briques compartimentées par des assises de pierres en jambes harpées. Il est de plan octogonal et sa toiture de tuileaux, également octogonale, apparaît sur un dessin du XVIIIe siècle flanquée d'une petite lucarne d'aération. En fait, il y avait quatre lucarnes.
Une gravure du XVIIIe siècle le montre sans campanile et avec une seule lucarne. Mais il est possible qu'avec le double campanile, ajouté dans le dernier quart du même siècle, les trois autres aient été mises en place.
Une de ces lucarnes (ouest) a aujourd'hui disparu avec la détérioration de la toiture.
A la pointe du toit se trouvait un coq en fer forgé. Le double campanile soutenu par des colonnettes qui couronnent le colombier est certainement une addition de François-Gabriel Le Fort vers le dernier quart du XVIIIe siècle.
Il n'existe, aux alentours de Pont-Audemer, aucun colombier de ce type et de cette envergure, il a donc été restauré à l'identique en 1997.


 

 

PONT-AUDEMER :

Le Musée Canel :

Cette habitation privée du XVIIe siècle a été repensée au XIXe siècle comme un bâtiment public conçu à la gloire et dans le respect de son donateur Alfred Canel (1803-1879), avocat, homme politique républicain et érudit local.
La partie ancienne, créée selon ses voeux, est partagée entre un fonds ancien de bibliothèque et un musée. Une vie entière de travail et de réflexions consacrée à cette oeuvre en a fait une entité dont la force a résisté à toutes les vicissitudes.
Le fonds de bibliothèque, de grande réputation, comporte 25 000 livres, documents et manuscrits dont une forte proportion concerne la Normandie. Ils sont répartis dans leur meubles d'origine.
Le musée né en 1876 pour "moraliser par l'instruction, charmer par les arts et enrichir par les sciences" s'exhibe comme un cabinet de curiosité. Inondé de lumière zénithale, il présente des tableaux, le plus souvent de peintres régionaux, jusqu'à saturation. S'y mêlent coléoptères, herbiers, fossiles, céramiques et autres objets.
Une partie contemporaine vient s'y ajouter, présente et discrète. S'y installeront les expositions temporaires. Non visible en façade rue, et rappelant les anciennes installations de tannage, en partie cour, elle s'étend sur deux niveaux, jouant avec la lumière. A l'étage supérieur, la conception architecturale permet une vue cavalière sur la ville laissant le regard rejoindre l'église St-Ouen ou, au loin, glisser sur la courbe des vallons.

Mlle Legendre Mathilde, conservateur du Musée Canel.


 

L'Eglise Saint-Ouen :

L église Saint-Ouen de Pont-Audemer est un édifice à trois nefs dont le chœur et le carré du transept ont été édifiés au cours de la seconde moitié du XIe siècle.
Ce dernier était surmonté par la tour d’un clocher dont la base, encore visible de l’extérieur est décorée latéralement d’arcatures aveugles en plein cintre qui, en se recoupant, forment des arceaux brisés.
Cette disposition se remarque également, en Seine-Maritime, à l’église de Graville, dans les faubourgs du Havre.
Le chœur qui ne comprend qu’une seule travée se trouve limité par deux arcs-doubleaux reposant sur des chapiteaux de l’époque romane. L’un d’eux est décoré de deux guerriers qui s’affrontent.
Il a été voûté d’ogives et fermé par un chevet plat dans le courant du XIIIe siècle ; mais on peut supposer toutefois qu’il était antérieurement plus profond et doté d’une abside semi-circulaire. La base de la tour nord, du côté de la façade, présente également quelques vestiges du XIIIe siècle.
Les dernières années du XVe siècle virent la reconstruction de l’église. Michel Gohier en fut le premier maître-d’œuvre et les travaux exécutés sous sa direction, à partir de 1486, eurent pour objet l’édification successive de la tour nord, de la base de la tour sud et de la façade occidentale.
De cette même époque date, semble-t-il, la tour actuelle du clocher, qui s’élève en avant de l’ancienne, et dont le pilier nord-ouest laisse apparaître, dans sa maçonnerie, un fragment d'arcade de l'ancienne basse-nef romane.
A partir de1506, deux maîtres maçons de Caudebec, Guillaume Morin et Thomas Théroulde, assurèrent la direction du chantier, édifiant les piliers de la nef et les cinq premières chapelles du bas-côté méridional.
Après un ralentissement des travaux qui se fit sentir particulièrement entre 1516 et 1520, l’œuvre bénéficia de l’impulsion d’un nouvel architecte que l’on croit pourvoir identifier avec Roland Le Roux, l’auteur des plans du Palais de justice de Rouen.
On lui doit en particulier la partie supérieure des grandes arcades en tiers-point, avec leur riche décoration Renaissance, le Triforium aux baies jumelées comprises dans un fenestrage flamboyant ; les parties hautes de la nef, les chapelles latérales restant à édifier, le magnifique portail gothique qui orne la façade ouest et la loggia de son second étage.
Mais l’épuisement des moyens financiers provoqua, à partir de 1556, l’interruption des travaux ; si bien que les fenêtres hautes de la nef, la décoration intérieure et extérieure du pignon occidental, le raccordement de la nef et de la nouvelle tour, ne furent jamais terminés.
Il fallut conserver le chœur tel qu’il était, renoncer à édifier le nouveau transept ; et les voûtes d’ogives, prévues pour la nef, ne purent êtres exécutées ; ce qui entraîna le maintien de la charpente apparente, avec sa voûte de merrains.
Les frises, les bandeaux sculptés et les piscines des chapelles latérales, l’ornementation des clefs de voûte, quoique plus sobrement réalisées, méritent également de retenir l’attention, comme aussi la très jolie rampe de pierre de l’escalier qui conduit à la salle du trésor.
Mais ce qui fait la réputation de l'église de Pont-Audemer, ce sont ses verrières remarquables du XVe et XVIe augmentées au XXe siècle de quelques unes de Max Ingrand. L'orgue, restauré récemment, a conservé une partie de son buffet.

Extrait de "Nouvelles de l'Eure" n°61.


 

Les colombiers :

Le colombier carré à colombages en bord de Risle sur le parcours sportif et le colombier hexagonal en pierre, brique et torchis auprès des quais en centre ville.


 

Le Port :

La création à Pont-Audemer d'un port sur la Risle remonte au XVIe siècle, la navigation jusque là était uniquement d'un type fluvial. Les "échaudes", bateaux plats, descendaient au delà de Pont-Audemer. Des efforts incessants ont essayé de maintenir le port, et maintes fois des intempéries ou mouvement de vase ont détruit ces structures. A la suite de travaux réalisés au cours du XIXe siècle, à la demande d'industriels, une activité assez importante a pu voir le jour, un vapeur assurait même un service régulier avec Le Havre. Le trafic s'est peu à peu ralenti pour laisser la dernière péniche s'en aller en 1975.


 

LES PRÉAUX :

L'abbaye Saint-Pierre-de-Préaux :

Le monastère, d’origine franque détruit par les Normands, est reconstruit probablement dès 1033. C’est Onfroy de Vieilles, fils de Turouf, qui, pour le salut de son âme et de celles de ses pères, consacre une partie de ses biens à cette oeuvre pieuse. Du consentement de sa femme, de ses enfants, du duc Robert et de son fils Guillaume, il établit le monastère dans le domaine de Préaux, où il avait une habitation.
Onfroy demanda à Raoul, 31ème abbé de Fontenelle, de lui envoyer un de ses moines ; celui-ci lui adressa Eymard, qui, après avoir réuni plusieurs frères, vint à Saint-Pierre prendre possession de l’abbaye dédiée à l’apôtre Saint-Pierre, et se soumit, avec eux, à la règle de Saint-Benoît.
Robert, duc de Normandie, s’intéressa vivement à ce monastère et, en 1034, lui donna la terre de Toutainville. Avant son départ à la croisade en Terre Sainte, Robert fit reconnaître Guillaume (le futur conquérant) comme son successeur aux barons et l’envoya, pour consacrer cette reconnaissance, déposer sur l’autel de Préaux la charte de donation de Toutainville.
Onfroy dota richement son abbaye ; parmi les biens qu’il lui donna, on peut citer ceux de Préaux, Campigny, Tourville, Selles… entre autres. Des seigneurs normands firent de même.
La victoire de Robert et de Roger de Beaumont, fils d’Onfroy, sur Roger de Tosny, vint encore augmenter la prospérité de l’abbaye. Pour remercier Dieu de la défaite de leur puissant adversaire, Onfroy et ses enfants consacrèrent de nouveau leurs soins et leurs biens à Saint-Pierre-de-Préaux et celle-ci fut achevée.
Roger de Beaumont et Robert, son frère, firent don à l’abbaye entre autres des biens qu’ils possédaient à Epaignes et à Manneville ; Guillaume le Conquérant fit don des églises de Toutainville et de Boulleville avec leurs dépendances ; un autre seigneur abandonna, toujours au profit de cette abbaye, ses possessions à Condé… Les bienfaiteurs de l’abbaye Saint-Pierre-de-Préaux furent nombreux.
L’abbaye de Préaux a alors une véritable importance qu’elle doit à ses possessions et à la protection des puissants sires de Pont-Audemer, ses fondateurs et bienfaiteurs.
Roger de Beaumont et Waleran y furent inhumés, ainsi qu’Onfroy, Robert, fils d’Onfroy, Robert Ier de Meulan, Henri de Warwick…
Durant l’occupation anglaise, vraisemblablement en 1358, le monastère, avec ses tours et ses murailles, fut entièrement détruit, le mobilier consumé par les flammes, et les moines exilés ou jetés en prison.
A la suite de cet événement, les moines se reconstruisirent un nouveau monastère, près de l’église, qui n’avait subi aucun outrage.
Au XVIème siècle, l’abbaye souffra à nouveau, mais cette fois-ci, des calvinistes et également de la dépravation des mœurs de ses moines. A tel point qu’en 1650, la congrégation de Saint-Maur y introduisit la réforme.
En 1726, les moines remplacèrent, par un édifice plus vaste, la maison qu’ils avaient élevée à la hâte, après la destruction de leur ancien monastère au XIVème siècle. Ils réédifièrent en même temps leurs autres bâtiments.
Aujourd’hui, il ne subsiste plus rien de l’abbaye, ni même des tombeaux de ses fondateurs et bienfaiteurs, hormis un mur d’enceinte.

Extrait d’Alfred Canel, Essai historique, archéologique et statistique sur l’arrondissement de Pont-Audemer, Paris, 1833, T. I, pp. 308-333.


 

L'abbaye Saint-Léger-de-Préaux :

L’abbaye Saint-Léger-de-Préaux fut fondée par Onfroy de Vieilles et sa femme Auberée, pour remercier Dieu de la victoire remportée par leurs fils sur Roger de Tosny, au cours de la première moitié du XIème siècle. L’abbaye, dédiée à la Vierge et à Saint Léger, fut occupée par des bénédictines.
Saint-Léger-de-Préaux n’eut pas la même importance ni des domaines aussi étendus que Saint-Pierre ; cependant, il fut assez richement doté par ses fondateurs et leurs descendants.
Après la mort d’Onfroy, ses fils, Roger de Beaumont et Robert, conduisirent à Préaux le duc Guillaume avec un grand nombre de chevaliers et ce prince confirma de sa main la charte de fondation. Parmi les autres signataires, on remarque la reine Mathilde, Robert, fils aîné de Guillaume, et les évêques de Lisieux, d’Evreux, d’Avranches et de Coutances. Cette cérémonie invita plusieurs seigneurs, pour le salut de leur âme, à faire quelques libéralités aux soeurs : domaines, rentes, moulin, église…
La seigneurie de Saint-Michel-de-Préaux, avec droit de moulin banal, appartenait aux soeurs, et elles nommaient les trois curés qui desservaient la paroisse. Elles devaient au roi le service de cinq chevaliers, pour leurs fiefs de la baillie de Pont-Audemer, et un demi-chevalier pour ceux de l’honneur de Beaumont. La baronnie d’Etrepagny avait le droit de présenter à Saint-Léger deux demoiselles nobles normandes pour y recevoir une éducation gratuite.
Dans les derniers temps, l’abbaye de Saint-Léger avait reçu des donations importantes pour l’admission d’une soeur qu’on appelait, dit-on, la princesse de Guéméné. A la Révolution, une abbesse, par ses libéralités envers sa famille, y introduisit un tel désordre que l’autorité ecclésiastique fut obligée d’intervenir.
Il ne subsiste plus aujourd’hui que des traces archéologiques de l’église.

Extrait d’Alfred Canel, Essai historique, archéologique et statistique sur l’arrondissement de Pont-Audemer, Paris, 1833, T. I, pp. 334-338.


 

SAINT-GERMAIN-VILLAGE :

 

L'Eglise Saint-Germain :

L'église Saint-Germain de Pont-Audemer, dite aujourd'hui de Saint-Germain-Village, érigée à la fin du XIe siècle, était à l'origine un édifice à trois nefs de six travées chacune, débouchant sur un transept.
Le choeur, long de deux travées se terminait par une abside semi-circulaire. Il était orienté au levant d'été, ou plus exactement, sans doute, selon un usage traditionnel à l'époque, vers le point de l'horizon où le soleil apparaissait le jour de la fête du titulaire (31 juillet).
Le choeur était flanqué de collatéraux pourvus d'absidioles en hémicycle. Une tour de pierre surmontait la croisée du transept.
Au XIVe siècle intervinrent les premières modifications apportées à cet ensemble. L'abside principale fut démolie et remplacée par un chevet plat, percé d'un fenestrage flamboyant à six lancettes ; l'absidiole méridionale fit place à une chapelle plus vaste où se remarque une très jolie piscine Renaissance. On ouvrit de grandes fenêtres dans les pignons du transept et l'on procéda à la reconstruction de la partie supérieure de la tour du clocher.
Au cours de la première moitié du XIXe siècle, on abattit le pignon occidental ainsi que les trois premières travées de la nef. On entreprit de rehausser les murs des basses-nefs dont les nouvelles obturent en partie les fenêtres hautes de la nef principale ; enfin, on ouvrit ici et là de nouvelles baies.
Le début du XXe siècle fut marqué par quelques initiatives heureuses. On perça dans le mur ouest une fenêtre reproduisant assez fidèlement celle de l'ancien pignon et l'on érigea, pour servir d'accès à l'église, un portail du XIIe siècle provenant de l'ancienne église de Notre-Dame-du-Pré.
L'architecture intérieure de l'édifice est remarquable de simplicité. Le choeur, vouté d'arêtes, présente une élévation à trois niveaux séparés par des bandeaux ; les deux premiers ornés d'arcatures aveugles ; le troisième percé de baies en plein cintre encadrées de fines colonettes, décor que l'on retrouve aux fenêtres hautes du transept.
D'étroits passages, aujourd'hui aménagés en placards, permettaient jadis de relier les absidioles au choeur.
Plus modeste, la nef ne comporte que deux étages, le premier constitué par les grandes arcades à deux rouleaux dont les chapiteaux sont ornés de feuillage, d'animaux ou de personnages ; le second par des fenêtres hautes dépourvues de colonettes.
A l'extérieur, les tablettes des larmiers abondamment décorés sont supportées par des modillons sculptés représentant des masques de personnages ou des têtes d'animaux, à moins que ce ne soient de simples motifs ornementaux.
Comme à l'intérieur, les fenêtres du transept sont encadrées de minces colonettes. Sur chaque face de la tour du clocher s'ouvrent deux baies géminées en tiers-point.

Extrait de "Nouvelles de l'Eure" n°61.


SAINT-MARDS-DE-BLACARVILLE :

La Croix des Magnans :

Dans la commune de Saint-Mards, au hameau de la Croix Hamel, non loin de l'église de Blacarville, à l'embranchement de plusieurs chemins, est élevée une croix qui a donné son nom au village. Dans le pays, elle a reçu le surnom de Croix des Magnans.
Des magnans, ou chaudronniers ambulants, étaient venus établir leur atelier de travail dans les degrés de la croix. Ceci fut pris comme une profanation aussi la punition divine ne se fit pas attendre : ces magnans furent précipités avec leurs chaudrons et ustensiles dans la fondation de la croix et condamnés à un travail souterrain perpétuel. Naguère encore on croyait entendre le bruit sourd du marteau sur le chaudron qui ne doit cesser qu'à la fin des siècles...
Il est d'usage quand on se rend à l'Assemblée de St Médard, qui se tient auprès de l'église de Blacarville, de faire écouter, à ceux qui vous accompagnent, le bruit infernal que font les magnans au-dessous de la croix. La personne crédule approche l'oreille de la pierre et déclare ne rien entendre, on lui recommande d'y mettre plus d'attention, il se colle l'ouïe sur le piédestal alors on secoue la tête contre les degrés de la croix afin de leur donner une leçon contre la crédulité. Bien des gens prétendent cependant avoir entendu les bruits souterrains... Il n'y a que la foi qui sauve...

Extrait de Légendes et traditions, fonds Canel.


 

La Tour Romane :

Propriété privée, ce manoir est aménagé dans l’ancienne église de Saint-Mards-sur-Risle. De cet édifice, subsiste le clocher, anciennement accolé à la nef et au corps intermédiaire à l’abside semi-circulaire, une tourelle élégante renfermant l’escalier qui y conduit et quelques éléments de la nef et de l’abside.

 


 

SAINT-SYMPHORIEN :

L'église Saint-Symphorien :

St-Symphorien est donné à l’abbaye de Préaux lors de sa fondation et, dans sa bulle de 1179, le pape Alexandre, confirmant les donations faites aux moines, fait mention de l’église romane de la paroisse.
Celle-ci a fait l’objet d’une reconstruction ultérieure.
Aux siècles derniers, on venait y invoquer Saint-Quentin pour la guérison des douleurs rhumatismales.
Dans l’enceinte du cimetière, on peut encore y contempler l’If centenaire.

Extrait d’Alfred Canel, Essai historique, archéologique et statistique sur l’arrondissement de Pont-Audemer, Paris, 1833, T. I, p. 344.


 

SELLES :

 

La fontaine du Mont-Houel et la source Saint-Laurent :

 

Patron de la commune, Saint-Laurent fait l’objet d’une croyance encore vivace. Près de la source qui porte son nom, une statue est nichée dans un arbre.
Cette source est réputée pour guérir les affections cutanées inflammatoires.
Après avoir trempé un linge dans la source, le pèlerin l’applique sur la partie malade puis l’accroche à une branche de l’arbre. Selon la légende, la guérison définitive intervient lorsque le linge se décroche tout seul de l’arbre.
Sur ce site, le promeneur remarquera aussi le lavoir de la source du Mont-Houel, une cressonnière et un beau frêne.

Pays Risle Estuaire, Bienvenue sur les chemins de l’eau, 1998.


La mairie de Selles :

Monsieur Célestin Drou, dont les parents étaient agriculteurs en la commune, s’engagea comme garçon de café dans l’un des plus grands hôtels du Havre et se maria avec la fille du patron. Il devint très riche et alla se retirer à Paris où il devint actionnaire de la maison Cusenier. A sa mort, il léguât une partie de sa fortune à sa commune natale par testament en date du 4 juillet 1890.
La mairie et l’école furent construites avec une partie de cette dotation et inaugurées en 1904. En contrepartie, la commune entretient la sépulture de Monsieur Drou, au cimetière de Montmartre, à Paris.

Pays Risle Estuaire, Bienvenue sur les chemins de l’eau, 1998.


 

TOURVILLE-SUR-PONT-AUDEMER :

L'If enchanté de Tourville :

Sur la commune de Tourville, il existait un if plusieurs fois séculaire, dont les rameaux passaient pour être enchantés. Ils avaient la faculté d'obscurcir la mémoire et d'embrouiller les idées de ceux qui prenaient du repos sous son ombrage, de manière à leur ôter toute possibilité de retrouver leur route, et tout désir de la poursuivre.

Le 1er septembre 1357, un jeune homme de la localité était allé à la foire de St-Gilles avec quelques camarades. Excité par de nombreuses libations de cidre, il défia le diable de lui faire un tour quelconque. Ils se mirent tous en route pour retourner chez eux. Comme ses amis demeuraient plus près que lui, ils le quittèrent et il continua son chemin. Bientôt la fatigue et les excès de la journée le contraignirent à se reposer, la tête troublée par les liqueurs, il s'assit sous l'if malencontreux, aussitôt la vision et les apparitions vinrent le tourmenter et embrouillèrent si bien sa raison qu'il fut obligé de rester là toute la nuit, sans pouvoir sortir de ce lieu maudit.
Le lendemain matin, ses camarades, en allant travailler au bois voisin, le trouvèrent sous l'if, pâle, anéanti, et n'ayant pas la conscience de ce qu'il faisait. Heureusement, ils connaissaient le moyen de conjurer le charme ; mais pour réussir il ne suffisait pas de changer de place le malheureux ensorcelé, car celui-ci, tiré violemment de son sommeil magnétique, n'aurait pas manqué de rouer de coups l'importun qui serait venu le troubler ; il s'agissait pour eux tout simplement de mettre leurs habits à l'envers ; c'était le moyen de conjurer le sortilège. Ce travestissement fut opéré. Après quoi nos jeunes gens tendirent la main à leur infortuné camarade et le ramenèrent sain et sauf à son logis. Les gens du pays évitèrent encore de passer sous l'if enchanté de peur de subir son influence maligne et de ne pouvoir retrouver leur chemin.
Dans la même commune, au hameau de Pincheloup, il y a" la Fosse du trésor" qui est, dit-on, gardée par le diable. Avant la révolution, on y envoya la garnison de Pont-Audemer pour fouiller le terrain mais les fouilles sont restées sans résultats.

Extrait de Légendes et traditions, fonds Canel.


 

La léproserie :

Les premiers seigneurs de Tourville fondèrent, dans leur domaine, une chapelle et léproserie dédiée à Sainte-Catherine-des-Hêtres, pour recevoir les malades atteints de la lèpre, natifs de Tourville, Saint-Paul, Saint-Germain hors bourgeoisie, Saint-Michel et Notre-Dame-de-Préaux, Selles et Saint-Symphorien.
Lors de l’admission, le malade devait payer au seigneur cinq sous et offrir une paire de gants au prévôt.
Le curé de la paroisse, chargé d’administrer les sacrements aux malades, de les inhumer après leur mort, et de célébrer trois messes par an à la chapelle, percevait, pour ses droits, douze sous de rente sur les revenus de la léproserie, et devenait propriétaire des meubles des malades qui y mouraient.
La léproserie, avec ses dépendances, est réunie à l’Hôtel-Dieu de Pont-Audemer, en 1696. Jusqu’à la Révolution, les seigneurs de Tourville conservent, pour compensation, le droit de faire admettre quelques malades dans cet hôpital.

Extrait d’Alfred Canel, Essai historique, archéologique et statistique sur l’arrondissement de Pont-Audemer, Paris, 1833, T. I, pp. 301-302.


Le prieuré et la chapelle Sainte-Marie-Egyptienne :

Tourville possédait une chapelle et prieuré, fondés par les seigneurs de ce domaine. La chapelle, érigée près d’une source, est dédiée à Sainte-Marie-Egyptienne. On attribuait à cette source la vertu d’arrêter la fièvre et, par cette qualité, elle était sujette à un certain pèlerinage. Par la suite, la chapelle est donnée, avec ses revenus, à l’abbaye Saint-Pierre de Cormeilles, afin d’obtenir des prières pour les seigneurs de Tourville.
Il reste aujourd’hui des vestiges du prieuré.

Extrait d’Alfred Canel, Essai historique, archéologique et statistique sur l’arrondissement de Pont-Audemer, Paris, 1833, T. I, pp. 302-303.


 

TOUTAINVILLE :

Le trésor de la rue Glatigny :

Si on en croit les récits des villageois, et si on ose affronter la mort dont sont menacés ceux qui lèvent un trésor, on pourrait faire de brillantes fortunes, car il y a, dit-on, près de la rue de Glatigny à Toutainville, des carrières où la tradition entasse des monceaux d'or. Mais les anglais ont dû rendre ces souterrains invisibles à tous sans quoi la rue Glatigny serait devenue le pays des bienheureux, l'Eldorado de la Normandie.

Extrait de Légendes et traditions, fonds Canel.


 

TRIQUEVILLE :

Triqueville la romaine :

Sur la commune de Triqueville a été découvert du matériel archéologique antique : une grande quantité de briques romaines, de fortes fondations en maçonnerie et de nombreux fragments de tuyaux en terre cuite.
Alfred Canel, historien local du XIXème siècle, en a déduit l’assise d’une villa romaine.

Extrait d’Alfred Canel, Essai historique, archéologique et statistique sur l’arrondissement de Pont-Audemer, Paris, 1833, T. I, p. 346.


Eglise Saint-Martin :

L’église St-Martin a fait l’objet d’une campagne de restauration récente. La nef date du XIIème siècle et le chœur, en briques et pierres, du XVIIIème siècle. Le mur Nord, en silex noir taillé et pierre, quant à lui, date du XVème siècle.
L’édifice présente des détails intéressants :
- une fenêtre en tiers-point à moulures pyriformes surmontées d’une accolade trilobée et ornée de cèpes de vignes et de personnages en costume Renaissance,
- une porte occidentale en briques et pierres du XVIIIème, protégée par un porche mouluré du XVIème siècle,
- et également des peintures murales.


L'If de Triqueville :

Un if, presque millénaire, marque l’entrée du cimetière. Creux, il a dû être renforcé, par mesure de sécurité, au béton.
Pour l’anecdote, les anciens du village se souviennent que, dans les années cinquante, chaque dimanche, à la sortie de la messe, le boucher, Marius Hébert, installait son étal dans le creux de l’if !


La Bonnerie :

Le sol recouvre les ruines d’une habitation féodale nommée la Bonnerie ou le manoir. Selon la légende locale, on y voyait autrefois une grosse pierre, gardée la nuit, depuis plusieurs siècles, par un lévrier redoutable.

Extrait d’Alfred Canel, Essai historique, archéologique et statistique sur l’arrondissement de Pont-Audemer, Paris, 1833, T. I, p. 347.


 

Les associations culturelles

Col Canto - Chorale pour jeunes

Président : Philippe BERTHE
tel. 02 32 56 37 06
Clotilde VAN TORNHOUT
tel. 02 32 42 06 02

225, côte d'Aptuy
27500 Corneville sur Risle
(répétitions à Pont-Audemer)